Home MondeLe sommet Trump-Poutine suspendu après que Moscou a rejeté le cessez-le-feu immédiat – The Irish Times

Le sommet Trump-Poutine suspendu après que Moscou a rejeté le cessez-le-feu immédiat – The Irish Times

by Clara Dubois

Publié le 21 octobre 2025 17h40. L’organisation d’un sommet entre le président américain Donald Trump et son homologue russe Vladimir Poutine est compromise par le refus de Moscou d’accepter un cessez-le-feu immédiat en Ukraine, malgré les efforts diplomatiques en cours.

  • La Maison Blanche a indiqué qu’une rencontre entre les deux présidents n’était pas prévue dans un avenir proche.
  • Les exigences territoriales de la Russie restent un obstacle majeur aux négociations de paix.
  • Les dirigeants européens appellent Washington à exercer une pression ferme sur Moscou pour obtenir un cessez-le-feu.

Les perspectives d’un sommet diplomatique visant à résoudre le conflit en Ukraine se sont assombries ce mardi, après la suspension des préparatifs en raison de l’intransigeance russe. Donald Trump avait annoncé la semaine dernière son intention de rencontrer Vladimir Poutine à Budapest pour tenter de trouver une issue à la guerre, mais les conditions posées par Moscou rendent cette initiative difficilement réalisable.

Un haut responsable de la Maison Blanche a déclaré qu’il n’était « pas prévu que le président Trump rencontre le président Poutine dans un avenir immédiat », suite à un échange téléphonique entre le secrétaire d’État américain Marco Rubio et le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov. Bien que qualifié de « productif », cet entretien n’a pas débouché sur une rencontre physique.

Moscou insiste depuis longtemps pour que l’Ukraine cède davantage de territoire avant d’envisager un cessez-le-feu, une condition inacceptable pour Kiev et ses alliés occidentaux. Les dirigeants européens ont exhorté Washington à exiger fermement un arrêt immédiat des hostilités, en se basant sur les lignes de front actuelles comme point de départ pour de futures négociations.

Donald Trump avait rencontré la semaine dernière le président ukrainien Volodymyr Zelensky à la Maison Blanche, après avoir également eu un entretien téléphonique avec Vladimir Poutine. Il avait alors exprimé son intention d’organiser un sommet à Budapest dans les deux prochaines semaines. Cependant, les préparatifs ont été bloqués par le désaccord persistant sur les conditions d’un éventuel cessez-le-feu.

Une réunion préparatoire entre Marco Rubio et Sergueï Lavrov, initialement prévue jeudi à Budapest, a été reportée. Sergueï Ryabkov, adjoint de M. Lavrov, a indiqué qu’il était encore trop tôt pour parler d’un calendrier pour une éventuelle rencontre en face à face.

Aucune des deux parties n’a officiellement renoncé à l’idée d’un sommet Trump-Poutine, mais les doutes s’accumulent. Le ministre hongrois des Affaires étrangères, Peter Szijjarto, a publié un message sur Facebook depuis Washington, affirmant : « Nous avons de sérieux jours devant nous ».

Selon deux hauts diplomates européens, le report de la réunion Rubio-Lavrov suggère une certaine réticence de la part des États-Unis à organiser un sommet Trump-Poutine sans concessions significatives de la Russie. L’un d’eux a déclaré : « J’imagine que les Russes en demandaient trop et qu’il est devenu évident pour les Américains qu’il n’y aurait pas d’accord pour Trump à Budapest. »

Le second diplomate a ajouté que les Russes « n’ont absolument pas changé de position et n’acceptent pas de s’arrêter là », laissant entendre que Sergueï Lavrov a transmis ce message à Marco Rubio, qui a répondu par un refus.

Les alliés européens de l’Ukraine craignent que Donald Trump ne rencontre Vladimir Poutine une seconde fois sans obtenir de garanties sérieuses de la part du dirigeant russe, après que ce dernier a rejeté l’appel à un cessez-le-feu lors d’une conférence de presse en août. Sommet en Alaska.

Dans un communiqué commun, les dirigeants des principales puissances européennes – Royaume-Uni, France, Allemagne et Union européenne – ont réaffirmé leur soutien à la position de Donald Trump, estimant que « les combats doivent cesser immédiatement et que la ligne de contact actuelle doit servir de point de départ aux négociations ».

Bien que Donald Trump ait parfois affiché des positions fluctuantes sur l’Ukraine, il a explicitement soutenu, après sa rencontre avec Volodymyr Zelensky vendredi dernier, l’idée d’un cessez-le-feu basé sur les positions actuelles des forces en présence.

Des informations ont fait état de tensions lors de cette rencontre, Donald Trump ayant utilisé un langage parfois grossier et poussé Volodymyr Zelensky à accepter certaines exigences russes. Cependant, le président ukrainien a qualifié la réunion de succès, soulignant le soutien public de Donald Trump à un cessez-le-feu sur les lignes actuelles, une position de longue date de Kiev.

Les dirigeants européens doivent rencontrer Volodymyr Zelensky cette semaine, d’abord lors d’un sommet de l’UE, puis lors d’une réunion de la « coalition des pays de bonne volonté », afin de discuter de la création d’une force de sécurité destinée à garantir un règlement d’après-guerre en Ukraine. La Russie s’oppose fermement à cette initiative.

Le choix de Budapest comme lieu potentiel pour un sommet Trump-Poutine est également controversé, le Premier ministre hongrois Viktor Orban étant l’un des rares dirigeants européens à entretenir des relations étroites avec la Russie. Tout voyage de Vladimir Poutine à Budapest nécessiterait un survol de l’espace aérien de plusieurs pays de l’Union européenne. La Pologne a averti qu’elle pourrait forcer l’atterrissage de l’avion de M. Poutine et procéder à son arrestation en vertu d’un mandat international s’il survolait son territoire, tandis que la Bulgarie a déclaré qu’il pourrait utiliser son espace aérien pour se rendre à la réunion. – Reuters

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