Publié le 8 novembre 2023. L’activité physique régulière n’est pas seulement bénéfique pour le corps, mais aussi pour le cerveau. Des recherches récentes confirment que l’exercice peut considérablement réduire le risque de déclin cognitif et de maladies neurodégénératives comme la maladie d’Alzheimer.
- L’exercice physique régulier améliore le flux sanguin cérébral et favorise la neurogenèse.
- Rester actif réduit de plus de 30 % le risque de démence ou de maladie d’Alzheimer.
- La cohérence et l’adoption de routines d’activité physique sont plus importantes qu’un entraînement intense.
Le corps est conçu pour le mouvement, et les experts insistent de plus en plus sur l’importance d’intégrer force et activité physique dans notre quotidien. Cette recommandation s’appuie sur des preuves scientifiques solides : la pratique régulière d’une activité physique est une stratégie efficace pour prévenir et ralentir le déclin cognitif lié à l’âge.
De nombreuses études démontrent que les exercices d’aérobie et de renforcement musculaire améliorent la circulation sanguine vers le cerveau, stimulent la création de nouveaux neurones dans l’hippocampe et favorisent la libération de facteurs neurotrophiques, comme le BDNF (Brain-Derived Neurotrophic Factor), qui renforcent la plasticité neuronale – la capacité du cerveau à se réorganiser en formant de nouvelles connexions.
Des recherches récentes, publiées dans les revues Nature Aging et JAMA Neurology, indiquent que le maintien d’une activité physique régulière diminue de plus de 30 % le risque de développer une démence ou la maladie d’Alzheimer. Mieux encore, l’exercice contribue à améliorer la mémoire, l’attention et la vitesse de traitement mental, même chez les personnes âgées sédentaires qui débutent un programme d’entraînement.
Selon Arthur Brooks, professeur à Harvard et spécialiste reconnu du bien-être et du bonheur, l’impact du sport et des habitudes saines sur la préservation des fonctions cognitives avec l’âge est indéniable. Dans une vidéo diffusée sur la plateforme @antiaginglifestyle, il met en avant des études longitudinales qui suggèrent qu’une activité physique constante peut réduire le risque de détérioration cognitive et de démence jusqu’à 30 % après 60 ans.
« La plus grande erreur que font les gens est de ne pas prendre soin de leur corps, car je leur garantis qu’à mon âge – 61 ans – ils souffriront d’une détérioration cognitive. »
Arthur Brooks, professeur à Harvard
L’expert souligne que la clé réside non pas dans des séances d’entraînement intenses, mais dans la régularité et l’intégration de routines qui maintiennent le corps et le cerveau actifs. « Le corps soutient le cerveau », prévient-il. Une bonne santé cardiovasculaire et une masse musculaire suffisante sont des éléments essentiels pour une meilleure santé cognitive.
Pour optimiser la longévité cognitive et émotionnelle, il recommande de marcher quotidiennement, de pratiquer une activité physique modérée, de faire des exercices d’équilibre et de prendre le temps de se reposer. Il conseille également de pratiquer au moins 4 à 5 jours par semaine une activité cardiovasculaire en zone 2 (entraînement modéré où la fréquence cardiaque se situe entre 60 % et 70 % de la fréquence cardiaque maximale, permettant de tenir une conversation tout en respirant plus vite). Enfin, il préconise un entraînement en résistance pour toute personne de moins de 40 ans, et à tout âge pour prévenir la sarcopénie – la perte progressive de masse musculaire.
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Fréquence : Effectuer au moins 4 ou 5 jours par semaine d’activité cardiovasculaire en zone 2.
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Type d’activité : La marche, la natation, le vélo ou l’utilisation d’un vélo elliptique sont des options idéales. L’important est de maintenir l’intensité appropriée.
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Entraînement en force : Recommandé pour toute personne de moins de 40 ans, et à tout âge pour maintenir la masse musculaire et prévenir la sarcopénie.
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Avantages cognitifs : L’activité physique aide à préserver l’intelligence cristallisée (la sagesse et la capacité d’enseigner et de reconnaître des schémas) et à prévenir le déclin cognitif lié à l’âge.
Le professeur Brooks insiste également sur l’importance de la période entre 40 et 60 ans, qu’il considère comme une étape cruciale pour poser les bases d’un avenir cérébral en bonne santé. « Les décisions que nous prenons pendant cette phase – en matière d’alimentation, de gestion du stress ou de sommeil – déterminent en grande partie le fonctionnement de notre cerveau des décennies plus tard », a-t-il souligné lors d’une récente conférence sur le bonheur et le vieillissement en bonne santé.
« Si vous êtes en bonne forme physique, avez une bonne santé cardiovasculaire et une masse musculaire optimale, vous aurez une meilleure santé cognitive. »
Arthur Brooks, professeur à Harvard
Vieillir avec épanouissement mental n’est pas une question de chance, mais le résultat d’une discipline et d’une cohérence dans nos habitudes quotidiennes, conclut le « gourou du bonheur » de l’Université Harvard.
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