Publié le 5 octobre 2025. La Garde côtière libyenne a ouvert le feu sur le navire humanitaire Ocean Viking en août dernier, causant des dommages importants et mettant en danger la vie de son équipage et des 87 personnes qu’il avait secourues. Cet incident, loin d’être isolé, révèle une stratégie délibérée visant à entraver les opérations de sauvetage en Méditerranée.
- Le 24 août 2025, l’Ocean Viking a été la cible de tirs pendant 20 minutes en eaux internationales.
- Les dommages subis par le navire s’élèvent à au moins 193 970 € et compromettent sa capacité à poursuivre ses missions.
- Des incidents similaires ont été signalés, notamment des tirs contre un navire de l’ONG Sea Watch et le refoulement de migrants.
L’attaque contre l’Ocean Viking, survenue en août dernier, n’est pas le fruit d’une erreur, mais d’un acte délibéré, selon les informations disponibles. L’incident s’est produit alors que le navire se trouvait en eaux internationales et a entraîné des dégâts considérables : des impacts de balles à hauteur des hommes, un radar touché, un canot de sauvetage inutilisable et des fenêtres brisées sur le pont. À bord se trouvaient 87 personnes secourues, ainsi que l’équipage civil.
Cet acte est rendu possible, selon les informations, par des patrouilles de la Garde côtière libyenne soutenues par l’Italie depuis 2023. L’Ocean Viking est désormais gravement endommagé, et sa perte signifierait la disparition d’une aide précieuse et d’un témoin essentiel des drames qui se déroulent en Méditerranée. Les réparations urgentes sont estimées à au moins 193 970 €. Une partie de ce montant pourrait être couverte par l’assurance, mais des fonds supplémentaires sont nécessaires de manière immédiate.
L’attaque contre l’Ocean Viking s’inscrit dans un contexte plus large de répression des opérations de sauvetage en mer. La Global Sumud Flotilla a également été attaquée, témoignant d’une volonté de faire taire la solidarité par la force. Des navires ont été touchés, des équipes arrêtées et l’aide humanitaire bloquée, en violation flagrante du droit international.
Le 26 septembre, l’ONG Sea Watch a dénoncé des tirs de la Garde côtière libyenne contre l’un de ses navires de sauvetage, immédiatement après une opération de sauvetage. Les personnes secourues ont été laissées à la dérive, et les survivants ont été expulsés de force. Ces actes ne sont pas isolés, mais révèlent une stratégie visant à attaquer les civils et les humanitaires en eaux internationales pour les empêcher d’apporter leur aide.
Cette stratégie viole le droit maritime international, qui impose de porter secours à toute personne en danger en mer et de protéger les navires civils participant à ces opérations. Il est impératif de rappeler que chaque vie humaine compte et que l’assistance aux migrants et aux réfugiés est un devoir moral et légal.
